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1 - La description du salon de Garrideb par le Docteur Watson

samedi 8 novembre 2008, par Sébastien Canevet

Du projet aux finitions, voici l’élaboration de ma seconde maquette holmesienne.

Les informations canoniques

La nouvelle "Les trois Garrideb" (le texte complet de cette nouvelle se trouve ici contient quelques informations sur le cabinet d’amateur de Nathan Garrideb ainsi que divers détails dont il va falloir s’inspirer pour reconstituer la scène. Les voici :

"La maison vers laquelle nous nous dirigeâmes était une vaste construction à l’ancienne mode dont la plate façade de briques était coupée seulement par deux grandes baies au rez-de-chaussée. Notre client habitait ce rez-de-chaussée ; les deux fenêtres à larges baies étaient situées, comme nous nous en aperçûmes, dans la grande pièce où il passait ses heures de veille. Holmes me montra la petite plaque de cuivre qui portait ce nom curieux."

(...)

"La pièce était aussi peu banale que son occupant. Elle ressemblait à un petit musée. A la fois large et profonde, elle était bourrée d’armoires et de meubles à tiroirs débordant de spécimens géologiques et anatomiques. De chaque côté de l’entrée, il y avait des vitrines contenant des papillons et des insectes. Au centre, une grande table était jonchée de toutes sortes de débris, que couronnait le grand tube cuivré d’un puissant microscope. Je fus fort étonné, en regardant autour de moi, du nombre de choses auxquelles s’intéressait M. Nathan Garrideb. Ici, une vitrine protégeant des vieilles monnaies. Là, un tiroir plein d’instruments en silex. Derrière la table du milieu, une grande armoire remplie d’os fossilisés. Au-dessus, des crânes en plâtre qui portaient les noms de « Neanderthal », « Heidelberg ». « Cro-Magnon »… C’était assurément un étudiant ès divers. Pendant qu’il se tenait devant nous, il avait à la main une peau de chamois, avec laquelle il faisait briller une pièce de monnaie.

- Syracuse, et de la meilleure époque ! nous expliqua t-il en la levant à la lumière. Elles ont perdu beaucoup de leur valeur vers la fin. Celles de la meilleure époque dépassent tout, à mon avis ; certains préfèrent les monnaies d’Alexandrie, mais… Vous trouverez un siège ici, monsieur Holmes. Permettez-moi de vous débarrasser de ces os… Et vous, monsieur… Ah ! oui, docteur Watson !… si vous vouliez avoir l’obligeance de pousser légèrement ce vase japonais… Vous voyez réunis les petits sujets qui m’intéressent. Mon médecin me gronde parce que je ne sors jamais, mais pourquoi sortirais-je quand tant de choses me retiennent ici ? Je puis vous affirmer que s’il me fallait inventorier l’un de ces meubles, j’en aurais largement pour trois mois."

(...)

" Holmes examina rapidement les lieux. Dans un coin sombre, il y avait une armoire qui n’était pas tout à fait collée contre le mur. Ce fut derrière elle que nous nous dissimulâmes pour parer à toute éventualité. Holmes, dans un chuchotement, me confia les grandes lignes de son plan."

(...)

"Il (l’américain) repoussa la table sur le côté, releva le carré de tapis sur lequel elle était posée, le roula, puis, tirant une pince-monseigneur de sa poche intérieure, s’agenouilla et se mit vigoureusement à l’ouvrage sur le plancher. Bientôt nous entendîmes un bruit de planches qui glissaient ; l’instant d’après, un trou carré apparut. Killer Evans frotta une allumette, alluma un bout de bougie, et disparut."

(...)

"Je m’appuyai sur le bras de Holmes, et ensemble nous regardâmes la petite cave où il était entré par la trappe secrète. Elle était encore éclairée par la bougie qu’Evans avait descendue avec lui. Nos yeux s’arrêtèrent sur une grosse machine rouillée, de grands rouleaux de papier, des bouteilles et, soigneusement alignés sur une table, de nombreux petits paquets bien enveloppés.

- Une presse à imprimer… Tout l’attirail du faux-monnayeur, dit Holmes.

- Oui, monsieur ! reconnut notre prisonnier, qui essaya de se remettre debout et qui retomba sur sa chaise. Le faux-monnayeur le plus formidable qui ait jamais vécu à Londres. C’est la machine de Prescott, et ces paquets sur la table renferment deux mille billets de cent livres qu’il a fabriqués et qui auraient pu passer partout. "

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